Romains 16 est un chapitre que l’on parcourt facilement un peu vite. Paul y enchaîne les salutations, les noms se succèdent et l’on pourrait croire qu’il ne s’agit que d’une longue liste sans grand intérêt. Pourtant, ce chapitre nous offre une fenêtre assez exceptionnelle sur le fonctionnement concret des premières communautés chrétiennes. Paul y mentionne tout un réseau de collaborateurs et de collaboratrices engagés dans la mission. Parmi eux, deux personnages attirent particulièrement l’attention : Andronicus et Junia, en Romains 16:7.
Dans la Traduction du monde nouveau, édition d’étude, on peut actuellement lire :
« Saluez Andronicus et Junias […] des hommes bien connus des apôtres. »
De son côté, Étude perspicace des Écritures explique que l’expression employée par Paul « ne veut pas dire qu’ils étaient des apôtres », mais simplement qu’ils étaient tenus en haute estime par eux.1 J’ai donc voulu regarder d’un peu plus près ce que nous permet réellement de dire le texte.
Deux questions se posent : Junia est-elle un homme ou une femme ? Et Paul présente-t-il réellement Andronicus et Junia comme appartenant au groupe des “apôtres” ? Les deux questions doivent être distinguées, car elles ne reposent pas exactement sur les mêmes arguments.
1. Junia est-elle un homme ou une femme ?
Commençons par le texte grec. Paul écrit :
Aspasasthe Andronikon kai Iounian […] hoitines eisin episēmoi en tois apostolois.
« Saluez Andronicus et Junia […] qui sont remarquables parmi les apôtres. »
La difficulté vient du nom Iounian — Ἰουνίαν. Les manuscrits grecs les plus anciens étaient écrits en lettres majuscules, sans les accents que nous trouvons dans les éditions modernes. Le lecteur rencontrait donc simplement : ΙΟΥΝΙΑΝ.
À lui seul, ce groupe de lettres ne permet pas de déterminer immédiatement le genre du prénom. Selon l'accentuation retenue, on peut théoriquement comprendre le féminin Iounia, « Junia », ou reconstruire un masculin Iounias, « Junias ».2 Il ne suffit donc pas de regarder un manuscrit et de constater qu’il porte ΙΟΥΝΙΑΝ pour trancher la question. Mais c’est précisément ici que la documentation historique devient importante.
Le témoignage très ancien de P46
L’un des plus anciens manuscrits conservés des lettres de Paul, le papyrus P46, daté approximativement autour de l’an 200, présente une variante intéressante. À cet endroit, le copiste n’écrit pas Iounian, mais Ioulian, c’est-à-dire « Julia ».3
Or Julia est sans ambiguïté un prénom féminin. Cette variante montre que très tôt dans l’histoire de la transmission du texte, ce personnage pouvait être compris comme une femme. L’idée selon laquelle il serait nécessaire de reconnaître ici un homme n’est donc certainement pas imposée par les témoins les plus anciens.
Junia est un nom féminin bien attesté
L’argument devient encore plus fort lorsque l’on quitte les manuscrits bibliques pour regarder l’onomastique, c’est-à-dire l’étude des noms utilisés dans l’Antiquité.
Iunia/Junia est un nom féminin latin parfaitement attesté. Il appartient à la famille du nom romain Iunius et apparaît dans la littérature ainsi que dans les inscriptions. Plus de 250 occurrences du nom féminin ont notamment été relevées dans les inscriptions de Rome.4 Le problème est beaucoup plus sérieux pour « Junias ». Pendant longtemps, on a proposé qu’il s’agisse d’une forme abrégée masculine de Junianus. Des formes abrégées masculines peuvent exister effectivement en grec pour certains noms.
Mais le souci c'est que le nom masculin “Junias” n’est pratiquement pas attesté indépendamment de Romains 16:7. On connaît bien une référence à un « Junias » dans une liste ancienne attribuée à Épiphane, mais l’attribution et la fiabilité de ce document sont discutées. De plus, cette même liste transforme également Prisca — dont le sexe féminin est pourtant évident — en personnage masculin. Elle constitue donc un témoin assez fragile, voire suspect.5
Autrement dit, la question n’est pas simplement :
« Junia ou Junias sont-ils tous les deux grammaticalement possibles ? »
Oui, dans l’absolu. La véritable question est :
« Quelle lecture correspond le mieux aux noms réellement attestés dans le monde gréco-romain ? »
Et sur ce point, Junia dispose d’un avantage documentaire considérable. C’est d’ailleurs la forme retenue aujourd’hui par les principales éditions critiques du Nouveau Testament, notamment le Nestle-Aland 28 : Ἰουνίαν, Junia. Mais voyons pourquoi.
Comment les premiers chrétiens comprenaient-ils ce nom ?
Nous pouvons également regarder comment les lecteurs de l’Antiquité comprenaient le passage. Les anciennes traductions du Nouveau Testament vont également dans le même sens. Dans la version en copte sahidique du IVᵉ ou Vᵉ siècle, la Vieille latine, la version syriaque la lecture féminine y apparaît comme la plus naturelle.
Ce faisceau d’indices vient donc renforcer ce que montrent déjà les témoins anciens. Jean Chrysostome, évêque de Constantinople, à la fin du IVᵉ siècle, ne montre aucune hésitation. Dans son commentaire de Romains, il comprend Junia comme une femme et ajoute :
« Quelle sagesse devait avoir cette femme pour être jugée digne du titre d’apôtre ! »6
Le témoignage est particulièrement intéressant parce que Chrysostome ne se contente pas d’utiliser un prénom féminin, mais en plus il précise explicitement qu’il parle d’une femme. Il comprend également la phrase suivante comme signifiant qu’elle appartient elle-même aux apôtres.
Et Chrysostome n’est pas un cas isolé. La lecture féminine domine largement l’interprétation ancienne et médiévale. Joseph Fitzmyer recense plus d’une quinzaine d’auteurs, d’Origène jusqu’à Pierre Lombard au XIIᵉ siècle, qui comprennent le personnage comme une femme : Ambrosiaster, Jean Chrysostome, Jérôme, Théodoret de Cyr, Jean Damascène, Raban Maur, Théophylacte, Pierre Abélard et bien d’autres. Il existe quelques exceptions, mais elles restent minoritaires.7
Historiquement, c’est plutôt l’inverse qui s’est produit. La compréhension de ce nom au féminin a été dominante pendant au moins le premier millénaire de la chrétienté.
Quand Junia devient-elle « Junias » ?
La lecture masculine commence réellement à gagner du terrain en Occident à partir du Moyen Âge tardif, au XIIIᵉ siècle. Gilles de Rome, philosophe et théologien italien (1247-1316) semble être le tout premier à considérer Junias comme un homme, partant du principe que seul un homme peut être apôtre. Il l’appelle Julian. La traduction allemande de Luther de 1522 donnera ensuite une diffusion considérable à la lecture masculine.8
Cependant, Calvin dans son commentaire de Romains 16:7, parle bien de Junia, et surtout il écrit que Paul « les appelle Apôtres ». Il précise simplement que le mot apôtre est utilisé ici dans un sens plus large que celui des Douze, et désigne simplement celui parcourent différentes régions pour annoncer l’Évangile et implanter des Églises.9
Donc la masculinisation de Junia correspond surtout à une histoire interprétative relativement tardive dans l'histoire du christianisme.
2. « Remarquables parmi les apôtres » : que dit réellement le grec ?
Même si Junia est une femme, une seconde question demeure. Paul écrit :
episēmoi en tois apostolois
ἐπίσημοι ἐν τοῖς ἀποστόλοις
Le mot episēmos signifie quelque chose comme « remarquable », « éminent », « distingué », « notable ». Mais comment comprendre en tois apostolois ? Deux traductions sont proposées « remarquables parmi les apôtres » ou « bien connus des apôtres ». La différence est importante. Dans la première lecture, Andronicus et Junia font partie des apôtres et y occupent une place remarquable. Dans la seconde, ils n’en font pas partie mais les apôtres les connaissent et les estiment.
La seconde lecture existe réellement
Il serait excessif de prétendre que « bien connus des apôtres » est grammaticalement impossible. En 2001, Michael Burer et Daniel Wallace ont publié une étude précisément consacrée à cette construction. Selon eux, episēmoi en tois apostolois signifie que le couple était « bien connu des apôtres », sans être lui-même inclus dans ce groupe.10 Cette argumentation a ensuite été discutée, notamment par Linda Belleville, qui a réexaminé les parallèles grecs proposés et conclu que la lecture inclusive — « remarquables parmi les apôtres » — rend mieux compte de la construction grammaticale du passage.
Son objection porte d’abord sur la préposition en suivie du datif : dans ce type de construction, son sens habituel est « dans » ou « parmi », comme en Actes 4:34 (« parmi eux ») ou en 1 Pierre 5:1 (« les anciens parmi vous »). Mais surtout, Belleville remarque que Burer et Wallace ne fournissent pas de parallèle hellénistique clair où la construction episēmos en suivie d’un groupe de personnes signifie « bien connu de ce groupe » tout en excluant le sujet de celui-ci. À l’inverse, elle relève chez Lucien de Samosate, au IIᵉ siècle, une construction très proche où des individus sont dits particulièrement distingués parmi un groupe dont ils font partie.
Le débat existe donc réellement. Mais plusieurs éléments donnent un poids important à la lecture inclusive.
D’abord, c’est ainsi que le passage a été compris par des lecteurs grecs anciens comme Chrysostome. Ensuite, plusieurs spécialistes du grec et commentateurs importants — James Dunn, Joseph Fitzmyer, Richard Bauckham, Robert Jewett ou encore Craig Hill dans The Oxford Bible Commentary — comprennent eux aussi Andronicus et Junia comme appartenant au groupe désigné par apostoloi.11
The Oxford Bible Commentary va même jusqu’à considérer que la formulation identifie « presque certainement » les deux comme apôtres et souligne combien la transformation de Junia en « Junias » est historiquement problématique. L'interprétation « bien connus des apôtres » est en soi défendable, mais elle n’est ni évidente ni la seule traduction possible. La lecture traditionnelle « remarquables parmi les apôtres » possède de sérieux arguments linguistiques et historiques.
La manière dont Paul associe Junia à Andronicus est également intéressante. Les deux personnages sont constamment présentés ensemble. En effet, ils sont les syngeneis de Paul, ses compagnons de captivité, et étaient « en Christ » avant lui. Plusieurs commentateurs considèrent ainsi qu’Andronicus était probablement le mari de Junia. The Oxford Bible Commentary remarque notamment que l’association de deux noms sous cette forme, comme Prisca et Aquilas quelques versets plus tôt, désigne habituellement un couple.
Paul les appelle également syngeneis mou, probablement au sens de « mes compatriotes juifs », et précise qu’ils étaient chrétiens avant lui. Andronicus et Junia appartenaient donc à une génération particulièrement ancienne du mouvement chrétien. Il est possible qu’il s’agisse d’un couple de Juifs de culture hellénistique engagé très tôt dans la mission chrétienne, même si le texte ne permet pas d’en dire davantage avec certitude.
Et c’est précisément là que la présentation d’Étude perspicace pose problème. La publication affirme simplement :
« Cela ne veut pas dire qu’ils étaient des apôtres. »
Mais aucun argument grammatical n’est fourni pour justifier cette certitude. La Traduction du monde nouveau actuelle va même plus loin puisqu’elle intègre directement cette interprétation dans le texte :
« des hommes bien connus des apôtres ».
Le lecteur ne voit donc plus qu’il existe derrière cette traduction une véritable question exégétique.12 Le problème n’est pas d’avoir choisi l’une des deux possibilités. Toute traduction doit nécessairement faire des choix. Le problème est de présenter ce choix interprétatif comme si le grec ne permettait rien d’autre, alors que c'est précisément le contraire.
3. Mais qu’est-ce qu’un « apôtre » pour Paul ?
Lorsque nous entendons aujourd’hui le mot « apôtre », nous pensons immédiatement aux Douze : Pierre, Jean, Jacques, Matthieu… À partir de là, on peut facilement se dire que les Douze sont des hommes ; Junia est une femme ; elle ne peut donc pas être apôtre. Fin de la discussion. Vraiment ?
Mais ce raisonnement confond deux catégories qui ne sont pas tout à fait identiques dans le Nouveau Testament. Le mot grec apostolos signifie fondamentalement « envoyé ».
Les Douze constituent évidemment un groupe apostolique particulier et irremplaçable. Mais le vocabulaire du Nouveau Testament ne se limite pas à eux. Paul lui-même est appelé apôtre sans appartenir aux Douze. Barnabas est appelé apostolos avec Paul en Actes 14:14. Jacques, le frère du Seigneur, semble être compté parmi les apôtres en Galates 1:19.
En 2 Corinthiens 8:23, Paul parle des apostoloi ekklēsiōn, littéralement des « apôtres des Églises », c’est-à-dire de leurs représentants ou envoyés. Enfin, Épaphrodite est appelé apostolos des Philippiens en Philippiens 2:25. Il existe donc au Ier siècle un usage plus large du vocabulaire apostolique que la seule désignation des Douze.13
Et ce point est assez intéressant lorsqu’on revient à Étude perspicace. La publication reconnaît elle-même cette diversité. Elle explique que Barnabas peut être appelé apôtre, que certaines personnes sont des « apôtres de congrégations » et que Jacques peut être considéré comme un apôtre « au sens large du terme ». Puis, quelques paragraphes plus loin, elle affirme qu’Andronicus et Junias ne peuvent pas être compris comme apôtres en Romains 16:7.14
Pourtant, si le mot apostolos peut déjà désigner des missionnaires ou des envoyés qui ne font pas partie des Douze, il n’existe aucune impossibilité lexicale à ce que Paul applique également ce terme à Andronicus et Junia. Évidemment, cela ne signifie pas que Junia ferait partie des Douze, ni ne permet, à partir de ce seul verset, de résoudre tous les débats modernes sur l’ordination des femmes, l’épiscopat ou le pastorat.
Ce serait demander au texte de répondre à des questions institutionnelles qui apparaîtront sous cette forme beaucoup plus tard. Mais si la lecture « remarquables parmi les apôtres » est correcte, le constat historique est évident : Paul connaissait une femme nommée Junia qu’il pouvait ranger, avec Andronicus, parmi un cercle d’envoyés missionnaires appelés “apôtres”.
4. Junia n’est d’ailleurs pas isolée dans Romains 16
Le contexte du chapitre mérite enfin d’être pris au sérieux. Junia n’apparaît pas au milieu d’une liste exclusivement masculine. Au contraire. Paul commence par recommander Phoebé, qu’il appelle diakonos de l’Église de Cenchrées et prostatis de beaucoup, y compris de lui-même (Romains 16:1-2). Le premier terme peut désigner un serviteur ou un ministre et deviendra le terme technique « diacre » ; le second évoque l’idée d’assistance, de soutien ou de patronage.
Il salue ensuite Prisca, qu’il appelle avec Aquilas sa synergos, sa « collaboratrice en Christ Jésus » (16:3). Puis vient Marie, qui a « beaucoup travaillé » (16:6). Après Junia, Paul mentionne encore Tryphène et Tryphose, « qui travaillent dans le Seigneur », puis Persis, qui « a beaucoup travaillé dans le Seigneur » (16:12).
Craig Hill remarque ainsi dans The Oxford Bible Commentary que la fréquence des femmes dans Romains 16 est frappante et que rien dans les éloges de Paul ne permet de considérer leur travail comme étant, par nature, inférieur ou radicalement différent de celui de ses collaborateurs masculins.
Là encore, il faut éviter de faire dire au texte davantage qu’il ne dit.
Romains 16 ne nous fournit pas un organigramme des Églises du Ier siècle. Il ne nous explique pas précisément quelles étaient les limites de chaque ministère ni comment ces fonctions évolueront dans les décennies suivantes. Mais il permet au moins d’établir quelque chose de difficilement contestable, le fait que des femmes occupaient une place active, visible et reconnue dans les réseaux missionnaires du christianisme primitif.
Junia s’intègre parfaitement dans ce tableau.
Conclusion
La controverse autour de Junia montre à quel point une traduction apparemment anodine peut être chargée d’histoire interprétative. Sur la première question, les données sont aujourd’hui particulièrement fortes : Junia est très probablement une femme. La forme féminine est bien attestée dans le monde romain, la reconstruction du masculin « Junias » possède très peu d’appuis onomastiques et une importante tradition ancienne comprenait déjà le personnage comme féminin.
Sur la seconde question, il faut conserver davantage de nuance. La construction episēmoi en tois apostolois peut être débattue. Certains spécialistes défendent « bien connus des apôtres ». Mais la lecture « remarquables parmi les apôtres » possède elle aussi de solides arguments linguistiques, reçoit l’appui de nombreux commentateurs et correspond à la manière dont Chrysostome comprenait déjà le grec.
Enfin, le mot « apôtre » ne doit pas être automatiquement confondu avec « l’un des Douze ». Paul et les premiers textes chrétiens utilisent également ce terme pour d’autres envoyés et acteurs de la mission. Romains 16:7 ne règle donc pas à lui seul la question moderne du ministère féminin. Mais il nous oblige à prendre au sérieux une réalité historique, celle que le christianisme des premières décennies comportait des femmes missionnaires reconnues, et Junia pourrait bien avoir été l’une de celles auxquelles Paul lui-même appliquait le titre d’« apôtre ».
L’Église anglicane commente ainsi ce chapitre 16 des Romains :
« Il peint une image vivante de l’Église dans laquelle les femmes et les hommes exercent leur ministère ensemble, où les dons de chacun sont appréciés et valorisés. C’est une image qui reflète fidèlement la perspective de Galates 3 où les divisions sur la base du sexe sont abolies. »
La meilleure manière d’aborder ce texte n’est donc ni de lui faire défendre nos conceptions modernes ni de protéger celles dont nous avons héritées. Il faut simplement commencer par revenir au texte et le laisser parler pour ce qu'il était à l'origine, indépendamment de nos considérations théologiques ou doctrinales.
Sources
Texte biblique et éditions critiques
Nestle-Aland, Novum Testamentum Graece, 28ᵉ éd. révisée, Stuttgart, Deutsche Bibelgesellschaft, 2012, Romains 16:7.
La Bible. Traduction du monde nouveau, édition d’étude, Romains 16:1-15.
Romains 16:1-15 ; Actes 14:4, 14 ; 2 Corinthiens 8:23 ; Galates 1:19 ; Philippiens 2:25.
Publications des Témoins de Jéhovah
Témoins de Jéhovah, Étude perspicace des Écritures, article « Apôtre », section consacrée à Romains 16:7.
Témoins de Jéhovah, Étude perspicace des Écritures, article « Junias ».
La Bible. Traduction du monde nouveau, édition d’étude, note et texte de Romains 16.
Sources chrétiennes anciennes et Réforme
Jean Chrysostome, Homélies sur l’Épître aux Romains, homélie 31 ; Patrologia Graeca, vol. 60, col. 669-670.
Pseudo-Épiphane, Index Discipulorum, 125.19-20.
Jean Calvin, Commentaries on the Epistle of Paul the Apostle to the Romans, commentaire de Romains 16:7.
Commentaires et études
Richard Bauckham, Gospel Women: Studies of the Named Women in the Gospels, Grand Rapids, Eerdmans, 2002, p. 165-180.
Linda L. Belleville, « Ἰουνίαν … ἐπίσημοι ἐν τοῖς ἀποστόλοις: A Re-examination of Romans 16.7 in Light of Primary Source Materials », New Testament Studies, vol. 51, 2005, p. 231-249.
Bernadette Brooten, « “Junia … Outstanding among the Apostles” (Romans 16:7) », dans Arlene et Leonard Swidler (dir.), Women Priests: A Catholic Commentary on the Vatican Declaration, New York, Paulist Press, 1977, p. 141-144.
Michael H. Burer et Daniel B. Wallace, « Was Junia Really an Apostle? A Re-examination of Rom 16.7 », New Testament Studies, vol. 47, 2001, p. 76-91.
Michael H. Burer, « Ἐπίσημοι ἐν τοῖς ἀποστόλοις in Rom 16:7 as “Well Known to the Apostles”: Further Defense and New Evidence », Journal of the Evangelical Theological Society, vol. 58, no 4, 2015, p. 731-755.
James D. G. Dunn, Romans 9–16, Word Biblical Commentary 38B, Dallas, Word Books, 1988, p. 894-895.
Eldon Jay Epp, Junia: The First Woman Apostle, Minneapolis, Fortress Press, 2005.
Joseph A. Fitzmyer, Romans: A New Translation with Introduction and Commentary, Anchor Bible 33, New York, Doubleday, 1993, particulièrement p. 737-740.
Andrea Hartmann, « Junia – A Woman Lost in Translation: The Name IOYNIAN in Romans 16:7 and its History of Interpretation », Open Theology, vol. 6, 2020, p. 646-660.
Craig C. Hill, « Romans », dans John Barton et John Muddiman (dir.), The Oxford Bible Commentary, Oxford, Oxford University Press, 2001, p. 1083-1108, particulièrement p. 1107.
Yii-Jan Lin, « Junia: An Apostle before Paul », Journal of Biblical Literature, vol. 139, no 1, 2020, p. 191-209.
U.-K. Plisch, « Die Apostelin Junia: Das exegetische Problem in Röm 16.7 im Licht von Nestle-Aland27 und der sahidischen Überlieferung », New Testament Studies, vol. 42, 1996, p. 477-478.
Robert Jewett, Romans: A Commentary, Hermeneia, Minneapolis, Fortress Press, 2007.